lundi 16 juillet 2007

je suis nulle en informatique.

L'informatique, c'est pas mon truc. Pas de chance, elle arrive de partout, on ne peut pas l'éviter. Besoin de refaire le stock de seringues ? Une commande informatique. Préparer les plannings du mois prochain ? Fini le papier, maintenant, c'est sur écran d'abord, et on imprime aprés ! Une question ? Une info ? Direction la messagerie ! Savoir qui fait quoi ? Va voir l'intranet !

Je m'y suis donc mise avec humilité, mais sans patience. Première étape : passer d'un doigt à deux, puis trois, puis cinq. Cette amélioration prodigieuse de ma productivité a nécessité une pratique assidue du clavier, avec pour principal terrain de jeux la messagerie.

C'est quand même super, la messagerie : penser un truc, l'écrire (ou plutot le taper : l'écriture, c'est autre chose), et hop, on l'envoie à Pierre, Paul et Mr Jacques ! Et puis je reçois des mails, que je classe dans des dossiers que j'ai créés. Bon, les dossiers, il parait que je les crée un peu n'importe comment et qu'on les retrouve de partout : sur le bureau, sur le disque dur, sur le serveur commun, sur le serveur personnel. Je ne comprend pas bien ces histoires d'endroits où sont créés les dossiers, mais bon, je m'y retrouve à peu prés.

Les mails, il y en a plusieurs sortes : ceux des copines qui m'envoient des images et des blagues, ceux du syndicat qui m'envoient les mêmes tracts que ceux que je trouve ensuite dans mon courrier, ceux de la Direction qui me transmettent les enquètes à remplir pour le ministère (en fait, rien qu'aux questions, on voit bien que c'est souvent un stagiaire ou quelqu'un qui ne connait rien aux monde de la santé), des notes de service, des résultats d'audits, des tableaux de bord, la vie des réunions, avec plein de pièces jointes qui me causent bien du souci. Je lis tout. Je classe tout. Ce que je n'ai pas lu, le titre est en gras. Une fois que je l'ai lu, ce n'est plus en gras.

Et puis je me suis aperçue que ma messagerie n'en faisait qu'à sa tête. Ca a commencé avec des messages que je ne retrouvais plus. A l'assistance informatique, ils m'ont expliqué que je les avais détruits ou classé n'importe où. Un problème de blonde, quoi. Quand j'en ai parlé à mon mari, il m'a expliqué pareil, avec plus de tact et en utilisant des termes trés trés techniques. En gros, l'informatique, ça ne se trompe jamais. Les informaticiens non plus (au pire, ils comprennent mal). C'est l'utilisateur de base, la plaie : il ne comprend rien, ne se fait pas comprendre et réussit à planter l'ordinateur en lui demandant des trucs que des personnes normales (des informaticiens par exemple) n'imaginent même pas !

Bon. C'est ma faute de grosse nulle. Et çes messages que je perds, ça me gène pour travailler efficacement. L'informatique révèle mes difficultés à m'adapter, à m'organiser et à comprendre. Avant, je faisais illusion.